Activité : la séropositivité au virus Ebola

Mise en situation

En février 2014, une épidémie de fièvre hémorragique due au virus Ebola s'est déclenchée dans les forêts de Guinée. Elle s'est propagée en Sierra Leone et au Liberia.

Cette fièvre peut atteindre 90 % de mortalité dans les populations qui la contractent.

Cependant, une étude menée en 2010 a montré que 15,3% de la population gabonaise possèdent des anticorps dirigés contre le virus sans jamais avoir eu de fièvre hémorragique.

Un médecin d'origine gabonaise envisage de se porter volontaire pour une mission humanitaire en Sierra Leone.

On cherche à déterminer si ce médecin possède des anticorps susceptibles de le protéger face au virus.

Consigne

À partir de l’exploitation des documents, mettez en œuvre le protocole. Puis, exploitez les résultats pour déterminer si le médecin possède des anticorps susceptibles de le protéger face au virus. 

Votre réponse comportera au moins un texte et un schéma.

Ressources

Document 1. Les anticorps et la formation de complexes immuns.

Les anticorps sont des molécules de nature protéique solubles.

Les anticorps sont libérés dans les liquides extracellulaires. Ils sont donc présents dans le sérum (liquide sanguin débarrassé de ses cellules et des protéines de coagulation).

Un anticorps possède deux sites de fixation à un antigène donné : la forme des sites de fixation de l’anticorps est complémentaire de celle de l’antigène. Un anticorps est donc spécifique d’un antigène précis. La fixation d’un anticorps à un antigène est appelée : réaction antigène-anticorps.



La fixation d’anticorps sur les antigènes participe à la « neutralisation » de l’agent infectieux.

Document 2. La séropositivité.

Le terme « séropositif » désigne une personne dont le sérum contient des anticorps spécifiques à un agent infectieux.

Document 3. Quelques données sur les anticorps anti-virus Ebola.

Bien que les personnes présentant des anticorps anti-virus Ebola déclarent ne jamais avoir souffert de la fièvre hémorragique, leurs niveaux d’immunité élevés sont la preuve du contact de ces individus avec le virus.

Les chercheurs pensent que ces populations n’ont pas subi de transmission d’homme à homme, mais ont pu manger des fruits contaminés par la salive des chauves-souris qui, avec les chimpanzés et les gorilles, sont des espèces naturellement infectées par le virus.

L’origine de l’absence de signes cliniques de la maladie reste cependant incertaine.

Document 4. Le test d’Ouchterlony.

 Le test d’Ouchterlony est une méthode d’immunodiffusion sur gel.

Dans une boîte de pétri gélosée, des puits sont percés. Les solutions sont déposées dans les puits creusés dans le gel. Après dépôt, les solutions diffusent de façon homogène dans toutes les directions autour du puits.

Deux auréoles de diffusion peuvent donc entrer en contact lorsqu’elles ont suffisamment progressé. Cette zone de contact reste invisible s’il n’y a pas de réaction entre les deux solutions.

Si lors de la rencontre entre deux auréoles de diffusion, des complexes immuns se forment, un arc de précipitation visible à l’œil nu apparaît.

Document 5. Matériel disponible.



Remarque : les produits utilisés sont des produits de substitution permettant de modéliser les réactions entre les sérums et le virus Ebola.

Document 6. Protocole.

Afin de déterminer si ce médecin possède des anticorps susceptibles de le protéger face au virus :


Préparer la gélose :


Préparer les puits :


Déposer les solutions :


Observer les résultats

Gabarit de perçage