L’humanité et les écosystèmes
Extrait du programme
L’espèce humaine est un élément parmi d’autres de tous les écosystèmes qu’elle a colonisés. Elle y vit en interaction avec d’autres espèces (parasites, commensales, domestiquées, exploitées).
L’espèce humaine affecte le fonctionnement de la plupart des écosystèmes en exploitant des ressources (forestières par exemple), en modifiant le biotope local (sylviculture, érosion des sols) ou global (changement climatique, introduction d’espèces invasives).
Beaucoup d’écosystèmes mondiaux sont impactés, avec une perte mondiale de biodiversité et des conséquences néfastes pour les activités humaines (diminution de la production, pollution des eaux, développement de maladies, etc.).
Pourtant, l’humanité tire un grand bénéfice de fonctions assurées gratuitement par les écosystèmes : ce sont les services écosystémiques d’approvisionnement (bois, champignons, pollinisation, fruits et graines, etc.), de régulation (dépollution de l’eau et de l’air, lutte contre l’érosion, les ravageurs et les maladies, recyclage de matière organique, fixation de carbone, etc.) et de culture (récréation, valeur patrimoniale, etc.).
Notre santé dépend en particulier de celle des écosystèmes qui nous environnent.
La connaissance scientifique des écosystèmes (l’écologie) peut permettre une gestion rationnelle des ressources exploitables, assurant à la fois l’activité économique et un maintien des services écosystémiques.
L’ingénierie écologique est l'ensemble des techniques qui visent à manipuler, modifier, exploiter ou réparer les écosystèmes afin d’en tirer durablement le maximum de bénéfices (conservation biologique, restauration ou compensation écologique, etc.).
Bilan du chapitre
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Les services écosystémiques
Au sein des écosystèmes se réalisent des fonctions écologiques fondamentales telles que la formation des sols ou la production de dioxygène (O2). L’humanité dépend donc du bon fonctionnement des écosystèmes dont elle tire par ailleurs de très nombreux bénéfices gratuitement : ce sont les services écosystémiques.
On distingue :
les services d’approvisionnement : ils fournissent des produits potentiellement consommables ou commercialisables (bois, champignons, nourriture, molécules à usage pharmaceutique…) ;
les services de régulation : ils régulent des phénomènes naturels ou d’origine humaine (dépollution, lutte contre l’érosion, fixation du carbone…) ;
les services culturels et sociaux : ils englobent tous les bénéfices non matériels (loisir, valeur patrimoniale, éthique, religieuse…).
Impact de l’humanité sur les écosystèmes
L’espèce humaine affecte le fonctionnement de la plupart des écosystèmes mondiaux en exploitant des ressources (chasse, pêche, déforestation...) ou en modifiant le biotope local (pollution, érosion des sols…) voire le biotope global (changement climatique…).
La dégradation des écosystèmes a des conséquences grave sur la biodiversité.
Les apports de l’ingénierie écologique
Les connaissances en écologie peuvent être mises en pratique pour limiter les impacts de l’humanité, conserver les espèces dans leur environnement ou restaurer des services écosystémiques. Ces applications constituent l’ingénierie écologique.
Schémas du chapitre
Schéma des relations entre humains et écosystèmes