Activité : les maladies cardiovasculaires des maladies multifactorielles
Groupe d'experts n°3
Document 1 : extrait d’un document permettant de calculer un score d’adhésion aux recommandation de la FFC (Fédération française de cardiologie).
Document 2 : étude épidémiologique réalisée en 1990.
Hypothèse : suivre les recommandations de la FFC permet de diminuer la mortalité liée aux maladies cardiovasculaires.
Protocole : une étude épidémiologique de suivi d’une cohorte de 1 311 individus sains a été mise en place en France.
En fonction du score d’adhésion aux recommandations de la FFC de chaque participant, on les a répartis en 4 groupes :
le groupe 1 correspond aux individus avec un score inférieur à 7 ;
le groupe 2 correspond aux individus avec un score compris entre 7,5 et 10 ;
le groupe 3 correspond aux individus avec un score compris entre 10,5 et 13 ;
le groupe 4 correspond à des individus avec un score supérieur à 13,5 ;
Puis on a suivi la mortalité par maladie cardiovasculaire dans chaque groupe pendant 18 ans.
Résultats : proportion d’individus décédés d’une maladie cardiovasculaire dans chaque groupe au cours du temps.
Document 3 : distinguer le bon et le mauvais cholestérol.
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le cholestérol est un lipide essentiel à l’organisme : il compose et maintient la structure des membranes des cellules de notre corps et joue un rôle dans la synthèse de certaines hormones.
La majeure partie du cholestérol nécessaire à l’organisme est fabriquée par le foie tandis que le reste du cholestérol est apporté par l’alimentation. Il n’existe pas deux molécules de cholestérol mais plutôt deux protéines responsables de son transport dans l’organisme, via le sang :
Les lipoprotéines de haute densité (HDL) correspondent au « bon » cholestérol. Elles ont pour rôle d’empêcher la formation de plaques d’athérosclérose sur la paroi des artères. Les HDL apportent au foie le surplus de cholestérol accumulé dans les organes afin qu’il y soit éliminé.
Les lipoprotéines de faible densité (LDL) font référence au « mauvais » cholestérol. A l’inverse des HDL, ces protéines distribuent l’excès de cholestérol aux différents organes, ce qui favorise le dépôt lipidique sur la paroi des artères et donc l’apparition de plaques d’athérosclérose.
Document 4 : quelles sont les causes d’un excès de mauvais cholestérol (LDL) dans le sang ?
Lorsqu’il est en excès le LDL – cholestérol peut se déposer dans les artères et créer des dépôts d’athérosclérose.
Deux types de facteurs favorisent l’augmentation du LDL-cholestérol circulant dans le sang.
Les facteurs alimentaires
Il s’agit principalement d’une consommation excessive de graisses « saturées » c’est-à-dire essentiellement les graisses animales présentes dans :
les viandes grasses ;
la charcuterie ;
les graisses laitières (beurre, crème, fromage) ;
Également certains acides gras « trans » principalement présents dans des produits industriels notamment de biscuiterie, avec souvent l’intitulé "graisses végétales hydrogénées".
Les facteurs génétiques
– Il peut s’agir d’une véritable maladie génétique : l’hypercholestérolémie familiale.
– Beaucoup plus souvent il s’agit d’une simple prédisposition génétique qui va s’exprimer notamment en présence d’une alimentation non optimale.
Moyens permettant d'abaisser son taux de cholestérol ?
Réduire l'apport en graisses saturées (graisses animales présentes dans les viandes grasses, la charcuterie, les graisses laitières).
Privilégier les graisses insaturées, notamment l’huile d’olive (et de colza).
Avoir une alimentation très riche en légumes variés et en fruits.
Consommer la viande essentiellement sous forme de volailles.
Limite au maximum la viande rouge et la charcuterie.
Consommer régulièrement du poisson et des produits de la mer.
Consommer régulièrement des légumineuses (fèves, lentilles…).