Activité : l'histoire des ours

Consigne

À partir des documents fournis, réaliser une affiche expliquant comment les différentes espèces d'ours actuelles sont apparues.

Document 1. Différentes espèces actuelles d’ours.

Ours polaire

Ours brun

Ours noir

Ours à collier (ou ours du tibet)

Ours paresseux (ou ours lippu)

Ours des cocotiers (ou ours malais)

Ours à lunettes

Document 2. Répartition géographique des différentes espèces actuelles d’ours.

Document 3. Analyse des pourcentages de ressemblance génétique entre les espèces d'Ursidés.

Les pourcentages de ressemblance génétique présentés dans ce tableau reflètent les similarités dans les génomes des différentes espèces d’Ursidés

Méthode pour construire un arbre de parenté à partir des pourcentages de ressemblance génétique

Construire un arbre de parenté permet de représenter les liens de parenté entre différentes espèces en fonction de leur degré de ressemblance génétique.

Plus le pourcentage de ressemblance est élevé, plus les espèces partagent un ancêtre récent.

Voici une méthode en plusieurs étapes :

Au brouillon

Au propre

Une fois les relations établies et les temps de divergence estimés :


Utilisation de l'horloge moléculaire

Lorsqu'on compare l'ADN de différentes espèces, on peut mesurer la différence entre leurs génomes en pourcentage. Cette différence génétique reflète le nombre de mutations qui se sont accumulées depuis que ces espèces ont divergé à partir d'un ancêtre commun.

En analysant les distances génétiques observées entre ces espèces, on a remarqué que 1 % de différence génétique correspond en moyenne à une séparation d’environ 0,5 million d’années. Cela signifie que si deux espèces d'ours présentent une différence génétique de 5 %, elles ont probablement divergé il y a environ 2,5 millions d'années.

Cette méthode repose sur l’horloge moléculaire, une idée selon laquelle les mutations dans l'ADN s’accumulent à un rythme relativement constant au fil du temps. Cela permet aux scientifiques d’estimer quand les espèces ont commencé à évoluer séparément, même si on ne trouve pas directement de fossiles de leur ancêtre commun.

En résumé : plus la différence génétique entre deux espèces est grande, plus leur séparation évolutive est ancienne !

Document 4. Localisation de quelques fossiles d’Ursus datés de 5 à 4 millions d’années.

Pour cette période, les scientifiques ont identifié au moins 10 espèces différentes, toutes trouvées en Eurasie (elles sont toutes éteintes aujourd’hui).

Document 5. Des hybridations possibles entre les ours.

Chez les ours, l'accouplement naturel entre les ours bruns et les ours polaires donne naissance à une progéniture hybride, les grolars.

Un hybride naturel a également été signalé entre l'ours à collier et l'ours de cocotiers.

En captivité, on connaît davantage d'hybrides d'ours, certains d'entre eux se sont révélés fertiles.

Deux grolars

Document 6. La spéciation.

La spéciation est, en biologie, le processus évolutif par lequel deux espèces se forment à partir d’une espèce ancestrale (on parle de divergence à partir d'un ancêtre commun).

Lors que les deux populations commencent à diverger, les hybridations avec descendance fertile sont encore possibles, mais avec le temps, les forces évolutives (mutations, sélection naturelle et dérive génétique) conduisent à une accumulation de différences entre les deux populations, si bien qu’au bout d’un certain temps, l’hybridation n’est plus possible.

La spéciation est aboutie lors que les deux populations partageant les mêmes ancêtres ne sont plus interféconds.

La spéciation dites allopatrique est le mode de spéciation le plus courant chez les animaux. Selon ce mode de spéciation, des populations initialement interfécondes évoluent en espèces distinctes car elles sont isolées géographiquement.

Document 7. Carte simplifiée des climats mondiaux et comparaison des températures saisonnières des différents climats.